Entrevue avec l’organisme Service d’entraide St-Romuald

Un accompagnement étape par étape qui donne des résultats positifs et concrets

Au fil des quelque 12 mandats et par la réalisation de tâches étape par étape, le Service d’entraide St-Romuald a récemment partagé sa satisfaction envers ce service d’accompagnement. En passant par un plan de communication, la création de postes et l’embauche de ressources humaines, Mme Lison Mailloux, la directrice générale, affirme que les résultats obtenus ont été positifs et concrets.

Lison MaillouxEn effet, l’aménagement de leur entreprise d’économie sociale, « Le Chiffonnier » leur a permis d’améliorer l’offre de service, de le rendre plus efficace et plus accueillant pour la clientèle. Ils ont développé un nouveau concept de décoration et revu les principes en étalage. Les clients ne tarissent pas d’éloges envers ce nouveau Chiffonnier. Pour eux, ce sont les impacts les plus marquants de leur association à des bénévoles experts.

Comme il y en est question dans le bénévolat de compétences, le professionnel transfert ses connaissances afin que le gestionnaire lui-même puisse développer des compétences, devenir autonome, structurer ses actions, atteindre des objectifs et entrevoir positivement l’avenir de l’organisation. L’expérience est enrichissante pour les deux parties. « Je n’ai tiré que des bénéfices personnels et professionnels en demandant un soutien de bénévoles experts. En plus de tous les avantages que le bénévolat de compétences peut nous transmettre, cet accompagnement m’a aussi permis d’améliorer ma gestion de projets et du temps. J’avais déjà essayé à plusieurs reprises de mener à bien ce genre de projet. J’ai rencontré plusieurs difficultés. Je me devais de demander de l’aide d’un expert pour me guider », a précisé Mme Mailloux.

Les bénévoles experts sont aussi des ressources accessibles, respectueuses et professionnelles dont les conseils sont partagés presque en tout temps. Chaque année, le Service d’entraide  s’assure de faire le suivi de leur planification stratégique afin de recentrer leurs objectifs et déterminer leurs priorités annuelles. « Un tel soutien nous permet aussi de valider certaines décisions et de voir les impacts possibles sur l’avenir de l’organisation », ajoute Mme Mailloux.

Finalement, pour le Service d’entraide St-Romuald et les autres organismes bénéficiaires des services de BE, faire affaire avec un bénévole d’affaires amène une qualité de travail professionnelle exceptionnelle. De plus, il s’agit d’un service gratuit.

Huit bénévoles experts ont offert plus de 170 h en transfert d’expertise au Service d’entraide St-Romuald depuis 2014. Deux mandats sont actuellement en cours en développement des affaires et en mesure d’impacts sociaux et économiques.

http://entraidest-romuald.org

5 types de réactions au conflit

En regardant les conflits qui sévissent actuellement partout sur la Terre, nous avons malheureusement l’impression que les humains cultivent leur expertise en matière de différends. Ce qui est aussi désolant, c’est que devant leur résolution, ils se révèlent tous aussi démunis les uns que les autres ! Leurs réactions face aux conflits peuvent et sont variées. Les psychologues industriels en ont identifiés cinq (5) plus au moins orientées vers le maintien de la relation ou l’obtention de résultats.

La compétition ou la concurrence

Cette approche a souvent l’avantage d’être rapide et claire. Elle révèle sa pertinence dans des situations d’urgence, de santé et de sécurité ou lorsqu’il convient de se protéger contre certains abus. Elle présente, par ailleurs, des risques élevés d’émotions aversives : stress, peur, méfiance et colère. De plus, elle peut entraîner fuite, fermeture, usure ou escalade inutile, ce qui ne contribue guère à la résolution efficace d’enjeux importants.

La concession ou l’accommodement

Accommoder ou céder, c’est parfois renoncer à ses besoins pour répondre avant tout à ceux de l’autre et ainsi préserver une certaine harmonie pour la suite des choses. Cette harmonie peut, par ailleurs, se révéler assez illusoire et précaire. Celui qui cède ou accommode plus souvent qu’à son tour doit donc demeurer conscient qu’il emprunte la voie d’une influence limitée, d’une perte potentielle de crédibilité, d’une baisse conséquente de vitalité et d’estime de soi et d’une éventuelle explosion de ressentiment. Il doit de plus savoir qu’il s’expose éventuellement à de la manipulation ou à de l’abus !

L’évitement, le retrait ou l’inaction

C’est essentiellement la peur du contact avec l’autre qui nourrit les comportements d’évitement certes utiles pour permettre une réduction de la tension. En même temps, l’évitement révèle peu d’engagement face à la relation ou à la résolution de situations qui continuent souvent de se détériorer. La résignation ou l’indifférence produit éventuellement de l’insatisfaction chez l’un et de la frustration chez l’autre. Alors, quand ne peut-on plus se permettre d’éviter ? Lorsque les émotions sont trop vives, qu’il y a une récurrence de comportements non souhaités; qu’il y a une importance des enjeux ou des relations.

Le compromis

Bien sûr, le compromis s’impose souvent dans le cadre d’une relation où le pouvoir se répartit également entre les parties. L’approche présente l’avantage de solutions rapides et susceptibles de maintenir la relation entre elles. Par ailleurs, les solutions retenues peuvent alors se révéler très temporaires et ouvrir à leur insatisfaction éventuelle face au partage des pertes ou à la réalisation trop partielle de leurs besoins. De plus, l’apprentissage d’un dialogue utile peut être sacrifié à une certaine paix !

La collaboration ou le partenariat

Il s’agit essentiellement d’un règlement conjoint et réalisé à la satisfaction de parties interdépendantes qui recherchent le règlement en profondeur d’une situation en tenant compte de leurs besoins et intérêts respectifs. Bien sûr, cette approche exige énergie, temps, persévérance et bien des habilités de communication. Elle requiert un engagement élevé et beaucoup d’ouverture à des perspectives différentes. Par ailleurs, elle permet aussi de renforcer la relation entre les parties à la recherche des meilleurs résultats pour l’une et l’autre.

En résumé, il n’y a pas de stratégie exclusive face aux conflits. Toutes les réactions ont leur pertinence face à certaines situations ou personnes. Elles ont aussi leurs avantages et désavantages spécifiques. Il faut essentiellement développer de la flexibilité dans leur utilisation et, par-dessus tout, une excellente compréhension de ses propres besoins et de ceux du partenaire, notamment les besoins relationnels si bien décrits par Jacques Salomé, soit les besoins de se dire, d’être entendu, d’être reconnu, d’être valorisé et d’influencer. Tout cela exige du savoir, du savoir-faire bien sûr, mais surtout beaucoup… de savoir-être !

Si une situation de conflits se vit dans une organisation, Bénévoles d’Expertise saura analyser le besoin et assigner un bénévole expert afin de la résoudre.

Une collaboration de : M. Fernand Bélair, bénévole expert en ressources humaines

Portrait de Denis Lafrance

Assouvir son besoin de redonner à la société et d’aider

Expert-comptable, détenteur d’un MBA en systèmes d’information organisationnels comptant plus de 40 ans d’expérience en gestion, M. Denis Lafrance partage son expertise chez Bénévoles d’Expertise depuis février 2015. Il a réalisé plus de 35 mandats. N’ayant jamais effectué de bénévolat auparavant, ce sont des contrats confiés par la Banque Mondiale auprès d’organismes d’état et communautaires dans un environnement de partage, de dévouement et d’aide humanitaire qui l’ont beaucoup fait grandir sur le plan personnel. Il a donc ressenti le besoin de redonner à la société et de participer à la  transformation sociale de son milieu. Mais comment ? Toujours passionné par son métier de conseiller en gestion, expert-conseil reconnu, il voulait utiliser au maximum ses capacités et ses expertises. Pour lui, Bénévoles d’Expertise est un match parfait avec ses besoins de bénévolat et ses attentes. Sa relation avec BE le comble entièrement. Il sait que les organismes ont vraiment besoin d’aide au niveau de leur gestion. De plus, aider sans rien demander en retour, aider des gens et des organisations qui apprécient ce soutien, aider et être remercié avec sincérité, c’est ce qui le motive à poursuivre son engagement. Il a le sentiment d’aider des gens courageux et dédiés à leur cause qui en ont bien besoin.

Être un conseiller en gestion, pour M. Lafrance, s’apparente à un coach ou à un psychologue. Selon lui, les dirigeants d’organisme ont besoin d’être écoutés, d’échanger sur leurs problématiques de gestion, de valider des scénarios de solutions, d’être rassurés sur les gestes à poser, de discuter en toute confidentialité sur les difficultés rencontrées. Il espère que ses interventions suscitent l’action et amènent le changement désiré au sein des organismes bénéficiaires. M. Lafrance a un esprit créatif et un sens pratique caractérisé par sa recherche de solutions simples et concrètes. Il a une forte capacité d’écoute, d'analyse et de synthèse. Il est un bon communicateur. Structuré et organisé, il se démarque dans sa relation avec les gens par son savoir, savoir-faire et un savoir-être qui incitent l’individu ou l’organisation à écouter et à passer à l’action.

Depuis qu’il a quitté le marché du travail, en plus de son engagement à BE, il voyage et se garde en forme en s’adonnant à d’activités de plein air dont le vélo et la randonnée en
montagne.

Entrevue avec l’organisme Laura Lémerveil

Bénévoles d’Expertise, un appui et un parrainage rassurants et constructifs !

Comment avez-vous connu les services de Bénévoles d’Expertise ?
J’ai entendu parler des services de jumelage de Bénévoles d’Expertise par l’intermédiaire de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches.

Qu’est-ce qui vous a amené à demander les services de Bénévoles d’Expertise ?
Que ce soit pour l’évaluation et l’établissement de critères d’évaluation des emplois actuels et futurs ou dans la création d’une structure salariale, Laura Lémerveil avait un réel besoin de consulter une ressource externe compétente. Bâtir une structure salariale avec la dotation d’échelles salariales répondant au processus d’équité nécessite une forte expertise en gestion des ressources humaines. Ne possédant pas de ressource interne exclusivement dédiée au volet organisationnel, Laura Lémerveil a donc fait appel à Bénévoles d’Expertise pour lui permettre d’obtenir les conseils et le soutien d’un expert-consultant en rémunération.

Pouvez-vous nous décrire en quoi le bénévole expert et Bénévoles d’Expertise ont été bénéfiques pour votre organisme ?Bénévoles d’Expertise me permet d’avoir recours aux compétences d’un bénévole expert grâce à son service de jumelage. M. Régis Malenfant, notre bénévole expert en ressources humaines, détient une solide expertise en ce qui a trait au processus d’équité salariale. M. Malenfant a étroitement collaboré avec l’ensemble des membres de l’équipe permanente de Laura Lémerveil. Générant un fort consensus auprès des employés, les résultats ont été multiples : création d’une structure salariale équitable et compétitive dans le secteur des organismes communautaires, création de normes équitables en corrélation avec les valeurs vécues par l’organisme, etc. M. Malenfant a d’abord déterminé les objectifs et les tactiques à mettre en œuvre afin de bien répondre au mandat qui lui était donné, et ce, conjointement avec la direction générale de Laura Lémerveil. Une fois ces balises déterminées, notre bénévole expert a rencontré l’équipe et travaillé de concert avec celle-ci dans le but d’évaluer les emplois actuels et de contextualiser les tâches de chaque employé en fonction de critères d’évaluation prédéterminés. Il a ensuite élaboré la structure salariale en complicité avec les parties concernées, tout en s’assurant que cette dernière soit compétitive et équitable dans le secteur des organismes communautaires. M. Malenfant a enfin présenté les fruits de son travail aux employés et aux membres du conseil d’administration de Laura Lémerveil. Tout au long de son mandat, il a appuyé et conseillé la direction générale, notamment dans la rédaction de contrats de travail qui reflètent le processus d’équité salariale. Nous tenons d’ailleurs à remercier M. Malenfant pour sa précieuse collaboration et pour le temps qu’il a consacré, mais aussi pour son savoir-faire et son savoir-être. L’organisme a désormais une solide structure salariale grâce à sa contribution à titre de bénévole expert.

Est-ce que le processus de jumelage fut agréable ? Si oui, quels points positifs en retirez-vous pour votre organisme ?
Les expériences professionnelles passées ont été bénéfiques pour notre organisme. Le consultant expert a su vulgariser l’ensemble des concepts utiles pour atteindre les objectifs du mandat qui lui était confié. Nous nous sommes sentis appuyés et parrainés par une personne dont le savoir-faire était rassurant. Notre bénévole expert a également su conseiller de façon constructive la direction générale, lui permettant ainsi de remettre en question certaines actions et d’optimiser ses processus organisationnels internes reliés à la rémunération des emplois de Laura Lémerveil.

Est-ce que le bénévole expert vous a permis de faire de nouveaux apprentissages utiles pour le futur ?
Le processus d’équité salariale est relativement complexe. Le bénévole expert nous a effectivement permis d’apprendre de nouvelles choses, comme celles de comprendre ce processus dans son intégralité, par exemple, mais également d’aller plus loin en s’appropriant les concepts partagés. L’ensemble de l’équipe adopte dorénavant le jargon du bénévole expert qu’elle comprend bien d’ailleurs, tout comme les méthodes d’évaluation adoptées. Tous les employés de l’équipe permanente de Laura Lémerveil sont donc désormais en mesure de transposer ce savoir-faire dans d’autres contextes. C’est donc l’ensemble de l’organisme qui en bénéficie.

Qu’est-ce que l’aide de Bénévoles d’Expertise vous permettra-t- elle de faire dans un futur rapproché ?
Certes, dans un contexte de croissance, l’aide que nous a apporté Bénévoles d’Expertise nous permettra entre autres de recruter d’éventuelles ressources avec la ferme conviction de posséder une structure salariale solide et compétitive, mais également de fidéliser les employés en poste grâce à une échelle salariale permettant de progresser équitablement au sein de Laura Lémerveil.

Quels seront les impacts du mandat de Bénévoles d’Expertise sur votre clientèle ?
Chez Laura Lémerveil, le service offert aux enfants polyhandicapés et à leur famille passe nécessairement par le dévouement et l’engagement des employés. En les mobilisant autour des décisions organisationnelles importantes, les employés composant l’équipe permanente de Laura Lémerveil comprennent davantage les enjeux. Ils deviennent responsables, engagés et ils se sentent impliqués. Obtenir le soutien et les conseils d’un bénévole expert par l’intermédiaire de Bénévoles d’Expertise témoigne de l’importance des ressources humaines pour Laura Lémerveil, mais aussi de l’attention que l’organisme souhaite y accorder afin d’offrir un milieu de travail où se conjuguent bien-être et défis stimulants.

Recommandez-vous le service de jumelage de Bénévoles d’Expertise aux organismes ? Si oui, pourquoi ?
Je le recommande tout à fait. L’accessibilité à une expertise pointue dans divers secteurs d’affaires est plutôt restreinte pour les organismes communautaires. Bénévoles d’Expertise nous a permis d’y avoir accès. L’organisme Laura Lémerveil est fier d’avoir fait partie des premiers jumelages et compte poursuivre ce genre d’expérience enrichissante dans le futur.

Sandra Lambert, fondatrice et directrice générale

Laura Lemerveil a pour mission de :

  1. Reconnaître et promouvoir le droit à l’accomplissement de soi, celui qui répond aux besoins que chaque être humain a de s’actualiser comme personne, et ce, indépendamment de la sévérité de son handicap.
  2. Soutenir, accompagner et cheminer avec l’enfant polyhandicapé et sa famille tout au long de son parcours de vie.
  3. Offrir un continuum de services principalement axés sur l’accomplissement et l’épanouissement de l’enfant polyhandicapé.
  4. Soutenir et accompagner sa famille dans l’intégration de l’approche Lémerveil.

www.lauralemerveil.ca/

Entrevue avec l’organisme Cœur à lire

Bénévoles d’Expertise pour mieux se connaître et s’améliorer !

Comment avez-vous connu les services de Bénévoles d’Expertise ?

Les membres du conseil d’administration et moi connaissions la directrice de Bénévoles d’Expertise. Déjà, lorsqu’elle travaillait au Centre d’aide et d’action bénévole de Charlesbourg, elle était toujours à l’écoute de nos besoins. Lorsque nous avons traversé une problématique grave concernant notre personnel chez Alpha Stoneham, j’ai fait appel à BE.

Pourquoi avoir fait appel à BE pour cette situation ?

En tant que présidente du conseil d’administration, je vivais une situation difficile et BE a été une solution afin d’y voir plus clair. Nous faisions face à un roulement important de personnel au même poste et à différentes problématiques à propos des ressources humaines. Le CA et moi avions atteint les limites de nos connaissances. Nous recherchions une expertise extérieure en ressources humaines pour nous aider à régler ces problèmes. BE nous a fourni une aide personnalisée et professionnelle.

Décrivez-moi ce que les bénévoles experts et BE ont fait pour votre organisation ?
Tout d’abord, nous avons rencontré la coordonnatrice des jumelages de BE afin de répondre à ses questions etaussi de poser les nôtres. Par la suite, nous avons été mis rapidement en contact avec une bénévole experte en résolution de conflits de travail. Cette dernière a pris le temps de nous écouter et de comprendre notre réalité. Différentes actions ont été mises en place et proposées selon la situation et l’urgence du moment. Nous avons, dans un premier temps, travaillé avec cette bénévole experte sur une planification de gestion afin de satisfaire les personnes concernées et l’équipe en place. Par la suite, sous les recommandations de la bénévole experte en place, un second bénévole expert en ressources humaines s’est joint à nous afin de travailler le volet recrutement et de réviser les outils que nous utilisions. Afin de conclure le processus et fermer ce dossier avec BE, notre bénévole experte du départ est revenue travailler avec moi pour m’accompagner en tant que présidente dans le processus d’embauche et dans l’intégration de la nouvelle ressource, mais aussi me conseiller dans la gestion de ces étapes importantes. Une belle façon de fermer la boucle.

Est-ce que ce processus vous fut agréable? Si oui, quels points positifs en retirez-vous pour votre organisation ?
Effectivement, le processus a été agréable et formateur pour nous tous. Le processus de BE est clair et simple. Les experts rencontrés connaissaient grandement leur domaine respectif et, avec eux, nous avons pu cheminer et déterminer ce que nous voulions vraiment. Je dois dire qu’il y a eu beaucoup de travail à effectuer de notre part, mais ce fut toujours dans le but d’une amélioration continue. De plus, l’aide de l’expert en ressources humaines nous a permis de consolider nos façons de faire et de mettre à jour notre documentation. Il nous a remis plusieurs outils qui nous permettront d’effectuer de meilleurs suivis avec nos employés lors d’embauches.

Est-ce que les bénévoles experts vous ont permis d’apprendre de nouvelles choses qui vous seront utiles dans le futur (pour vous, pour les ressources humaines, pour l’organisme, etc.) ?
Oui, en effet, les bénévoles experts rencontrés nous ont permis de mieux nous connaître et de nous améliorer. Nous avons beaucoup appris sur les ressources humaines; un domaine que nous connaissions bien peu. Ce fut pour nous, membres du CA, une formation incroyable et très enrichissante. À la suite de ce processus complet, notre bénévole experte m’a aidé dans la conception d’un plan d’intégration réussi. Un document qui restera dans l’organisation et qui pourra être utilisé à d’autres moments, au besoin. Un document dont nous sommes fiers.

Qu’est-ce que l’aide de Bénévoles d’Expertise vous permettra de faire dans un futur proche (nouveau projet, consolidation d’un projet, pérennité d’un programme, assise plus solide, etc.) ?
Bénévoles d’Expertise nous a fait réaliser qu’il est gagnant d’utiliser une bonne planification. Maintenant que nous connaissons les services de BE, nous pourrons demander d’autres jumelages qui nous feront évoluer. Pour le moment, nous n’avons pas d’autres projets avec BE, mais qui sait ce que l’avenir nous réserve ?

Quels seront les impacts du mandat de BE sur votre clientèle ?
L’expertise dont nous avons bénéficié nous a permis de devenir un meilleur CA en appliquant des méthodes de gestion plus actuelles. Par le fait même, notre organisation est devenue plus performante à l’égard de notre clientèle. Nous avons acquis davantage d’assurance dans notre gestion et nous sommes convaincus que ceci se répercute sur les services que nous offrons à nos membres. Le passage de BE nous a donné de la confiance et dorénavant, nous savons que nous pourrons compter sur une expertise à portée de main.

Recommandez-vous aux organismes de faire appel aux services de BE et pourquoi ?
Actuellement, lorsque des administrateurs d’organismes me partagent leurs difficultés, je leur suggère de faire appel à Bénévoles d’Expertise. BE permet aux organismes de recevoir d’excellents services de professionnels, et ce, dans plusieurs domaines, malgré nos budgets peu élevés.

Lucie Tardif, présidente

Fondé en 1985, Cœur à lire, auparavant connu sous le nom d’Alpha Stoneham, est un organisme d’alphabétisation populaire pour les personnes âgées de 16 ans et plus. Il a pour mission d’améliorer la vie fonctionnelle et la participation citoyenne par l’acquisition de connaissances de base en français, en mathématiques et en informatique, de sensibiliser la population à la problématique de l’analphabétisme et d’accompagner la personne en difficulté de lecture et d’écriture en lui offrant des ateliers de formation adaptée à sa réalité.

http://lecoeuralire.com/

Portrait de Nathalie Fortin

Nathalie Fortin, cocréative de changement, est bénévole experte en planification stratégique, gouvernance, gestion de projets et de ressources humaines chez Bénévoles d’Expertise. Elle se qualifie elle-même comme un « mini-wheat » possédant un côté givré et un côté sérieux. Cette femme passionnée désire toujours apprendre en rencontrant les gens et en s’engageant dans sa communauté. Mme Fortin a une soif d’apprendre. Apprendre par le volet académique, mais aussi apprendre des gens ! Bien qu’elle ait quitté les bancs d’école, elle continue d’apprendre dans les livres et Internet. Par contre, elle adore découvrir par les gens qui l’entourent. Son conjoint, ses fils, les membres de sa famille, ses amis et toutes personnes qu’elle côtoie lors de ses actions bénévoles et ses diverses activités, sont ses sources de savoir. Détentrice d’une maîtrise en gestion et développement des organisations et d’un baccalauréat en récréologie, elle désire construire avec les organismes des services et des projets répondant à leurs aspirations. Elle travaille tout en s’amusant et en utilisant ou en simplifiant les outils de travail. Son côté givré se dégage dans le plaisir et la simplicité ! Le sérieux prend aussi une place importante dans son engagement social et communautaire, car rien n’est laissé au hasard dans la réalisation d’un projet, surtout pas l’humain ou les humains derrière chaque aventure !

Tout comme Obélix, toute jeune, elle est tombée dans une potion, la potion du bénévolat. Au secondaire, elle s’est impliquée dans les comités chargés des spectacles de fin d’année et de l’album des finissants. Elle s’est ensuite dirigée vers les Jeux du Québec. Au Cégep et à l’université, elle a œuvré dans les comités étudiants de sa concentration. À la fin de ses études, c’est dans un centre d’action bénévole et une maison pour aînés qu’elle a poursuivi son implication. Avec l’arrivée des enfants, elle a, par la suite, siégé à des conseils d’administration de garderies et d’écoles. Les enfants volant dorénavant de leurs propres ailes, elle s’est jointe au Comité d’analyse et de relation avec les organismes de Centraide Québec et Chaudière Appalaches par le biais de qui elle a découvert Bénévoles d’Expertise. « Comme Obélix, je veux encore et toujours de la potion! Je suis continuellement prête à aider quiconque me le demande ou simplement parce que je le ressens ! », mentionne-t- elle.

Portrait de Francine Laurin

Francine Laurin, conseillère principale de la directrice principale Stratégies Distribution chez Desjardins, est une femme impliquée et passionnée qui a de grandes motivations à redonner à sa communauté. Après avoir complété un baccalauréat en marketing et avoir occupé des postes en gestion de projets ainsi que de directrice des ressources humaines, Mme Laurin est retournée aux études à l’âge de 35 ans pour compléter une maîtrise en gestion des organisations. Puis, sa curiosité l’a incitée à faire un doctorat en management tout en enseignant à l’université pendant une dizaine d’années. Depuis 2010, elle occupe des postes en conseil, stratégie, gouvernance et coopération au sein du Mouvement Desjardins. Il y a quelques années, elle a entrepris un postdoctorat en philosophie du management à l’Université Laval. Son projet de recherche portait, dans une perspective humaniste, sur l’apport des fondements philosophiques au métier de gestionnaire.

Chez Bénévoles d’Expertise, sa principale contribution se situe au niveau de la planification stratégique, de la gouvernance et de la gestion des ressources humaines. Elle appuie les organismes en développant des approches et des outils de gestion et en les soutenant dans le développement de leurs compétences. C’est en étant recommandé par un autre organisme d’aide parrainé par HEC Montréal où elle a fait ses études doctorales qu’elle a découvert BE. Comme elle œuvre déjà dans le milieu coopératif, elle souhaitait ouvrir ses horizons et concrétiser ses engagements dans le milieu communautaire de sa région. Après avoir rencontré la coordonnatrice des jumelages et avoir assisté à une rencontre d’accueil et d’intégration, sa confiance et son intérêt furent renforcés et elle a décidé de se joindre à l’équipe de bénévoles.

Chaque mandat a été une véritable découverte quant au milieu, aux défis à relever et aux enjeux. De plus, le maillage avec les organismes est soigneusement effectué par les coordonnatrices de Bénévoles d’Expertise en fonction des besoins de l’organisme et de ses forces. Elle a vécu, jusqu’à présent, de belles rencontres qui l’amènent à se dépasser et qui lui permettent d’enrichir ses expériences professionnelles au-delà de son travail quotidien.

Francine a reçu, en 2021, le Prix bénévole expert engagé.

Portrait de Dominique Carrier

Dominique Carrier, chargée de projets Marketing chez iA Groupe financier, est bénévole experte en communication et marketing. Passionnée d’arts visuels depuis son tout jeune âge, elle a fait ses études universitaires en communication graphique. À la suite de l’obtention de son baccalauréat en 2000, elle a amorcé son parcours professionnel à titre de graphiste au sein d’une entreprise de services financiers. Au fil des ans, elle a élargi ses compétences en organisation d’événements et dans la mise en place de stratégies marketing. Depuis maintenant près de quatre ans, elle est chargée de projets marketing dans l’équipe Promotion et mise en marché des produits d’assurances et d’épargnes individuels chez iA. Elle accompagne également des organismes par le biais de Bénévoles d’Expertise depuis trois ans à titre de conseillère en communication et marketing.

Son rôle consiste principalement à accompagner les organismes dans l’élaboration de leurs stratégies marketing et dans la réalisation de leur plan de communication. Son expérience de graphiste lui permet également d’offrir un soutien en ce qui concerne l’identité visuelle et les outils promotionnels nécessaires au développement de certains organismes. Chaque mandat l’amène à côtoyer des gens formidables qui ont à cœur la cause qu’ils soutiennent. Elle rencontre des gens passionnés et débordants d’énergie, mais surtout, des gens qui savent transmettre la valeur d’entraide. Accompagner des organismes la fait grandir, tant personnellement que professionnellement. Elle réalise que son expertise peut aussi profiter à des causes communautaires. « Il est valorisant de constater que nos actions sont appréciées et qu’elles mènent à des résultats concrets », souligne-t- elle. C’est lors d’une présentation faite par Bénévoles d’Expertise dans son milieu de travail qu’elle a tout de suite été interpelée par ce projet. Pour elle, ce type d’expérience lui permettait enfin d’aider concrètement et personnellement des organismes de la région.

Portrait de Régis Malenfant

Sa carrière professionnelle débute en juin 1963 en mécanique diésel. Toutefois, sa carrière de mécanicien fut de courte durée, non pas parce qu’il n’aimait pas son travail et les défis qu’il présentait, mais parce qu’une proposition inattendue s’est offerte à lui. En juillet 1965, il devient alors éducateur-laïc au Foyer Patro de Rivière-du- Loup, un centre résidentiel et communautaire qui offrait une gamme de services de loisirs et de sports, autant aux pensionnaires qu’aux résidents de la ville. Le Foyer Patro devient par la suite, en 1969, le Cégep de Rivière-du- Loup. Il y travailla, à divers titres, de 1965 à 1978. Il a été succinctement directeur de la résidence, directeur de la résidence et des services alimentaires, directeur de la résidence et des services communautaires, directeur des services aux étudiants et adjoint au directeur des services pédagogiques. C’est aussi à cette époque que son engagement comme bénévole a connu ses débuts. La seconde étape de sa carrière fut amorcée au ministère de l’Éducation, soit de novembre 1978 à juin 2005.

Depuis 2004, il collabore à la gestion quotidienne du Centre Jacques-Cartier (CJC) à titre de membre coopté. Il accompagne aussi bénévolement le coordonnateur de l’organisme en tant que conseiller en gestion. Chez Bénévoles d’Expertise, il offre une expertise qui touche à tous les aspects de la gestion, et plus particulièrement la gestion des ressources humaines. À ce titre, depuis son adhésion à Bénévoles d’Expertise en décembre 2013, il a accompagné quelques organismes pour la mise à jour de leurs emplois et de leurs processus de gestion en matière de ressources humaines (établissement des poids relatifs des emplois, équité salariale, processus d’évaluation, appel de candidatures, grilles d’entrevues, etc.), mais aussi en ce qui concerne la gestion de leurs bénévoles (statut, avantages, formation, etc.). Il a aussi accompagné des organismes dans la révision de leur mission et des règlements généraux afférents (énoncés de principes, valeurs, membrariat, etc.). C’est grâce à la rencontre de trois personnes fortement impliquées dans le milieu communautaire, qui furent également ses mentors, que M. Malenfant a connu Bénévoles d’Expertise. Mmes Johanne Beauvilliers et Nathalie Bouchard, ainsi que M. Jacques Laverdière ont su lui démystifier le « par » et le « pour » indissociables du milieu. Ils lui ont fait comprendre que l’autonomisation, ce pouvoir d’agir qui fait partie de ces leviers de croissance personnelle, était aussi pour lui. « La mise en place de Bénévoles d’Expertise se veut une très bonne ressource pour les organismes communautaires et une plus-value en ce qui concerne le bénévolat. Dès que j’ai été mis au courant de ce projet, je savais déjà où me diriger. Cela rejoignait mes valeurs, sollicitait des pans entiers de mon expérience et m’offrait le plaisir d’accompagner de nouvelles personnes », affirme M. Malenfant, le premier des bénévoles experts ayant adhéré et offert son expertise.

M. Malenfant a réalisé plus d’une trentaine de mandats en tant que bénévole expert, notamment pour l’organisme Laura Lémerveil. Il est motivé par l’accueil chaleureux, l’ouverture au changement et les témoignages sincères de la pertinence des suggestions et des orientations proposées tout au long de l’accompagnement. Comme il le soulignait plus tôt, les personnes œuvrant dans le milieu communautaire possèdent souvent une très bonne connaissance et une forte expertise du domaine dans lequel elles sont engagées. Ce qui leur fait défaut, c’est avant tout une méconnaissance des processus de gestion, mais également une absence de comparatifs en la matière et du temps à y consacrer. « Il y a quelque temps, les organismes étaient gouvernés à l’intuition, par essais et erreurs, et en collectif où les rôles étaient interchangés. Maintenant, ces organismes ont en moyenne dix ans. Les exigences de la reddition de comptes inversent l’approche : il y a des processus de gestion efficients à mettre en place, des orientations pluriannuelles à élaborer, des bilans annuels endossés par les administrateurs, etc. Les acteurs doivent être dorénavant conservés, sollicités, satisfaits, et surtout, il faut les faire progresser », conclut-il.

Le bénévolat, une question de cœur, pas d’âge !

La diversité retrouvée à Bénévoles d’Expertise crée sa vitalité. Une diversité retrouvée dans les expertises proposées, les mandats établis, les problématiques rencontrées par les organismes et les bénévoles experts eux-mêmes. C’est un privilège de compter sur l’engagement de personne de tous azimuts, de tous âges et possédant des expériences diverses. Une rencontre avec M. Pierre Martel et Maxime Chouinard a permis de constater que, peu importe l’âge et le nombre d’années d’expérience que l’on possède, l’engagement social est un don de soi et fait partie de ton bagage personnel. Ces deux hommes ont été mis en contact avec le bénévolat par leurs parents. Cette image parentale impliquée dans la communauté a su transmettre à nos deux bénévoles experts des valeurs de partage, d’entraide et de générosité.

Ce sont leurs valeurs personnelles et leurs passions qui dirigent aujourd’hui leurs actions bénévoles. «  Le bénévolat ne se désincarne pas de nous. C’est fondamental. C’est encré en nous », a souligné Maxime Chouinard. Même s’ils s’impliquent depuis longtemps en mettant de l’avant leurs connaissances professionnelles, le noyau même de leur engagement est le désir, le désir d’aider l’autre. La mission philanthropique d’un bénévole s’attache beaucoup à la mission de l’organisme. Les bénévoles désirent participer au rayonnement de la mission. C’est pourquoi M. Martel privilégie une approche d’écoute, de compréhension et d’ouverture aux autres dans la réalisation de ses mandats. Ce contact humain lui permet de créer des liens, de mieux connaître le milieu communautaire et ses gestionnaires et de trouver comment il pourra être utile.

Maxime, d’un œil pragmatique, adore le fonctionnement du bénévolat de compétences à BE par la quête d’autonomie offerte aux organismes, par le transfert de connaissances, par le « faire avec », par l’accompagnement, par les conseils. Il voit mandat après mandat, qu’il fait une différence, qu’il facilite l’accès aux connaissances permettant ainsi aux organismes de pouvoir comprendre, diminuer l’ampleur des problèmes futurs ou permettre de mieux les contrôler. Par Bénévoles d’Expertise, M. Martel ressent un sentiment d’éternité. L’éternité par le legs de ses connaissances et de ses compétences aux organismes qu’il soutient. Tout ce qu’il a appris est, à ses yeux, très utile lorsque partagé que gardé pour soi. Ce legs lui donne l’impression de survivre par ce qu’il apporte à la société. L’éternité aussi par la possibilité de mettre à jour ses compétences et d’évoluer. Malgré son jeune âge, Maxime ne ressent pas le besoin d’établir sa crédibilité lorsque vient le temps de travailler avec un gestionnaire d’organisme. Les gens faisant appel à ses services sont très renseignés, prêts, ont des questions précises et pointues. L’accès à l’information par Internet les amène à venir chercher un conseil les rassurant. Maxime doit donc agir avec rigueur et de façon préparée. Cette méthode de travail fonctionne peu importe l’âge ! Il s’est dit aussi très fasciné par le respect des gens. Ils sont conscients et heureux de pouvoir bénéficier de ces conseils et de ce temps. Maxime sent qu’ils acceptent les conseils et, surtout, les mettent en
pratique.

En terminant, M. Martel a affirmé être devenu plus riche en faisant du bénévolat. Riche par tout ce qu’il a acquis au fil des ans. Riche par ce que le contact avec les autres, les jeunes et le milieu communautaire lui a apporté. « Mes implications m’ont donné confiance en la jeunesse, j’ai teinté mon approche et ma vision du milieu communautaire a changé. Il n’y a que du bon à donner de son temps et à partager ses connaissances », a mentionné M. Martel. Maxime, jeune avocat très occupé, soutient qu’il est possible d’offrir de son temps lorsque nous cessons de voir nos actions bénévoles comme une charge de travail. Il suffit de s’organiser, de repenser l’horaire plus intelligemment, de rendre le temps plus productif et de couper les activités non nécessaires (télévision). La formule de BE est pour lui idéale, car les mandats sont courts et surtout réalisés en respect de son emploi du temps, selon ses disponibilités. Cette rencontre fut agréable et conviviale. Le but était de voir le bénévolat accompli par deux générations. Effectivement, l’âge et l’expérience les différencient, mais rien de plus. Les raisons fondamentales de faire du bénévolat sont identiques. La reconnaissance attendue est aussi la même : un simple merci. Il y a eu un rapprochement naturel entre ces deux bénévoles.
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Pierre Martel
64 ans
Retraité Conseiller en ressources humaines agréé
Bénévole expert depuis avril 2015
8 mandats réalisés
104 heures offertes en transfert d’expertise

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Maxime Chouinard
28 ans
Avocat
Bénévole expert depuis mai 2014
11 mandats réalisés
43 heures offertes en transfert d’expertise

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28 % des bénévoles experts sont âgés de 35 ans et moins
46 % sont âgés de 50 ans et plus
80 % sont encore sur le marché du travail