Pour ne pas avoir peur d’une planification stratégique, vaut mieux la comprendre !

planification stratégique

Vous songez à amorcer une démarche de planification stratégique ?
Cela vous semble lourd et ardu ?
C’est normal !
Voyez-la comme un bon investissement !
Cette démarche apportera à votre organisme plusieurs bénéfices.

Voici des explications, des situations et des étapes afin de mieux comprendre, la planifier et l’organiser. En étant préparé et accompagné, cette démarche peut être facile et amusante.

Qu’est-ce qu’une planification stratégique ?

La planification stratégique (PS) est un outil de management et d’orientation qui permet de se projeter dans l’avenir, anticiper les changements, définir des grandes orientations, des objectifs, et dresser des pistes d’action. C’est avant tout un exercice de questionnement et de positionnement. Dans le cas où votre organisme a déjà réalisé une planification stratégique, il serait indiqué et fort utile d’évaluer cette dernière. Il s’agit de faire le point sur ce qui a été fait; les éléments à retenir dans une nouvelle planification et écarter ceux qui ne sont plus pertinents.

Les objectifs d’une planification stratégique

  • Mobiliser les acteurs de l’organisme;
  • Développer une vision commune;
  • Se projeter dans l’avenir;
  • Identifier les opportunités, les menaces et les enjeux dans un futur rapproché et à plus long terme;
  • Orienter et organiser nos actions pour réaliser notre mission;
  • Innover;
  • Avoir des plans d’actions structurés;
  • Utiliser de façon optimale l’ensemble des ressources humaines et financières.

La démarche et ses étapes

Faire le diagnostic :

  • Revisiter la mission, la vision et les valeurs de l’organisme (énoncé de la mission, aspiration de l’organisme, valeurs véhiculées par l’organisme);
  • Faire le point sur la situation actuelle, (historique, services offerts, réalisations significatives, finances, etc.)
  • Identifier les forces, faiblesses, opportunités et menaces;
  • Mettre en évidence les enjeux et problèmes importants;

Déterminer les orientations stratégiques (entre 3 et 5 orientations)

  • Exprimer les orientations en misant sur la situation d’avenir « idéale » à laquelle tend l’organisation dans l’accomplissement de sa mission.
  • Questionner ce que l’on veut faire à plus long terme à partir des enjeux identifiés;

Déterminer les objectifs rattachés aux orientations stratégiques (entre 3 et 5 par orientations)

  • Une organisation se fixe souvent plus d’un objectif en vue d’atteindre une orientation;
  • Les objectifs doivent énoncer clairement les résultats particuliers que l’organisation s’efforce d’atteindre pour réaliser ses orientations;
  • Définir les objectifs le plus concrètement possible afin d’en faire un suivi efficace.

Mise en œuvre :

  • Réaliser un plan d’action en lien avec les orientations et objectifs stratégiques en identifiant les activités, le rôle de chacun, le budget et l’échéancier;
  • Identifier les éléments que l’organisme désire mesurer et à quelle fréquence;
  • Prévoir un mécanisme et un échéancier d’évaluation.

Conditions préalables

  • Stabilité de l’organisme;
  • Engagement du CA;
  • Absence de désaccords/conflits majeurs entre le CA et la direction (coordination)
  • Absence de conflits majeurs au sein des membres du CA et de l’équipe de travail;
  • Engagement de la direction (coordination) et de l’équipe;
  • Accepter d’y mettre du temps et de s’ouvrir aux questionnements.

Vous êtes prêt ?
Voici ce qu’il faut mettre en place avant de commencer :

  • Mettre en place un comité de travail;
  • Déterminer sa composition avec soin;
  • Déterminer les rôles de chacun: Animation des rencontres, rédaction, suivis, etc.
  • Identifier l’information nécessaire à la démarche (planification antérieure, plan d’action, énoncé de mission, états financiers, organigramme, etc.)
  • Identifier les zones et la portée de la consultation (employés, membres, partenaires, communauté, etc.)
  • Élaborer un calendrier de travail.

Rôle du bénévole expert

Le bénévole expert vous accompagnera dans la démarche soit en animant le processus auprès du comité de travail, en vous guidant dans la réflexion. Le bénévole expert peut vous proposer une méthodologie et des outils de travail et de suivi. Il vous aidera à trouver le bon positionnement et à développer une vision commune de l’avenir.

Une première rencontre entre l’organisme et le bénévole expert permettra de clarifier les attentes et façons de travailler.

Ces conseils sont soumis par Marie-Claude Alain, bénévole experte en planification stratégique.
Elle éprouve beaucoup de plaisir et de satisfaction dans ce travail d’animation en guidant les OBNL dans leur réflexion d’avenir. Elle sait adapter la démarche en fonction des besoins et de la réalité de chacun.

Si vous désirez entreprendre une démarche de planification stratégique, Bénévoles d’Expertise saura analyser votre situation et assigner un bénévole expert.

Un coach pour moi, c’est gagnant pour mon organisation !

 

Directrice de BE depuis maintenant 6 ans, je me suis offert, il y a un deux ans, le plus beau cadeau professionnel qui soit : du coaching professionnel en gestion.

En tant que gestionnaire, nous nous sentons ou sommes effectivement souvent seuls devant les nombreux défis qui surviennent. Nous suivons des formations, échangeons et avons des aspirations. Avec toutes les tâches que nous avons à réaliser, nous ne pouvons exceller dans chacune d’elles. Nous pouvons par contre améliorer et développer nos compétences.

Avant de me lancer dans cet accompagnement, je me questionnais sur

  • mes capacités de communicatrice,
  • ma prise de décision,
  • mes habiletés de gestion,
  • mon leadership,
  • ma gestion du temps,
  • etc.

Je voulais améliorer plusieurs aspects.

Lors de notre première rencontre, nous avons choisi les qualités du gestionnaire que je désirais améliorer, fixé des objectifs, fait un plan d’action efficace et mentionné des indicateurs de réussite.

Le coaching m’a aidé à orienter mes priorités et à travailler dans la bonne direction. Cette démarche structurée m’a permis d’atteindre des objectifs plus rapidement avec assurance, et ce, à partir de qui je suis. J’ai développé de nouvelles façons de faire, j’ai acquis de nouvelles aptitudes. J’ai développé des réflexes stratégiques et optimisé ma confiance en mes capacités professionnelles. Le coaching a été une expérience professionnelle enrichissante, énergisante et grandissante. L’aventure m’a permis de réveiller ce qui dormait en moi.

Lors des rencontres tenues à toutes les six semaines, mon coach était à l’écoute, critique et constructif. Il est important de choisir notre coach. Il est essentiel que la communication soit bonne, qu’il y ait une confiance mutuelle et que les échanges soient authentiques et honnêtes.

Quelle est la différence entre coaching et mentorat ?

Le coaching est structuré, précise des résultats à atteindre, fait émerger notre savoir-faire. Être coaché, ce n’est pas se reposer sur une personne, mais apprendre à se faire confiance. Le mentorat, touche davantage le plan plus personnel. Il permet de développer son savoir-être.

ICF Québec, partenaire de Bénévoles d’Expertise, définie le coach « comme étant un professionnel de l’accompagnement qui guide des personnes – individuellement, en groupe ou en équipe – dans un processus structuré, dynamique et interactif visant l’amélioration de leur performance professionnelle et personnelle en fonction d’objectifs établis au début de la relation. »

Bénévoles d’Expertise, avec quelque 30 bénévoles experts, peut vous offrir le coaching de gestion et de présidence. Les coordonnatrices sauront écouter vos besoins et assigner le bénévole expert qui vous correspond le mieux.

Soirée des bénévoles 2018 en images

Bénévoles d’Expertise a souligné et reconnu l’engagement des bénévoles experts qui font, mandat après mandat, une différence dans la gestion et la gouvernance des OBNL.

L’apport qu’ils ont dans leur communauté est trop important pour passer sous silence ce don d’expertise.

Sous le thème « Le partage de compétences, le tissage d’une force collective », nous avons imagé cet entrelacement, ce croisement, ce mariage, ce mélange entre l’expertise partagée et les besoins des OBNL comblés.

M. Denis Lafrance fut le récipiendaire du Prix reconnaissance bénévole expert engagé.

Le Centre Materia et la Maison des métiers d’art de Québec ont fait vivre la thématique par des démonstrations, des visites et des ateliers interactifs.

Denis Lafrance, bénévole expert engagé 2018

Denis Lafrance, expert-comptable retraité, mais toujours actif en tant que consultant, est le récipiendaire du Prix reconnaissance bénévole expert engagé 2018.

M. Lafrance compte 40 ans d’expérience et transfert ses connaissances et ses compétences auprès des OBNL par le biais de Bénévoles d’Expertise depuis le mois de février 2015. Il a réalisé 35 mandats touchant principalement la comptabilité, la planification financière, les indicateurs financiers, l’optimisation de processus comptables et les politiques de gestion financière. Ce sont plus de 300 heures qu’il a investi
dans 27 différents organismes de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches.

M. Lafrance fait la différence dans notre équipe de bénévole, mais encore plus au sein des organisations qu’il accompagne.  Les gestionnaires apprécient beaucoup son écoute et sa vulgarisation du monde des finances. Pour eux, c’est un privilège de travailler avec un homme structuré, organisé, optimiste et souriant.

Pour lui, Bénévoles d’Expertise était un match parfait avec ses besoins de bénévolat et ses attentes. Réellement passionné par son métier (et oui passionné par la comptabilité), M. Lafrance ne manque jamais une occasion pour réaliser un mandat et prodiguer de précieux conseils.

« M. Lafrance nous a donné confiance. Il a cru en nos capacités de faire nous-mêmes la comptabilité de l’organisme. Il a su vulgariser le domaine comptable et partager ses connaissances », a affirmé Mme Nancy Desharnais, coordonnatrice du Regroupement actions familles de Lac-Saint-Charles (RAFAL).

Ce Prix lui est remis à cause de sa disponibilité, la qualité de ses interventions, son dévouement, sa passion et son professionnalisme.

Sondage BE – Léger : le bénévolat de compétences, vecteur de la philanthropie

74 % des professionnels de la grande région de Québec considèrent le bénévolat de compétences comme un vecteur de la philanthropie

Bénévoles d’Expertise, en collaboration avec la firme Léger, a sondé, au printemps dernier, les professionnels et les organismes à vocation sociale des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches afin de mesurer le potentiel de développement du bénévolat de compétences sur le territoire. Il en ressort que l’intérêt à devenir bénévoles experts se chiffre à 40 % parmi les professionnels sondés. Toutefois, les professionnels qui connaissaient déjà BE avant leur participation à l’étude ont déclaré être intéressés dans une plus grande proportion (66 %).

De plus, 57 % des professionnels de la grande région de Québec sont intéressés par la mission de BE. Les professionnels âgés de 30 à 40 ans sont ceux qui montrent le plus d’intérêt : 67 % ont indiqué être intéressés.

« Ces chiffres incarnent pour nous le tournant que prend la philanthropie auprès des professionnels.  Ils confirment que BE répond à leur besoin d’engagement que le potentiel d’implication par le bénévolat de compétences est là et bien réel. Nous continuerons d’orienter la diffusion du bénévolat de compétences auprès de cette clientèle. On voit grand ! » soulève avec passion et dynamisme Mme Nancy St-Pierre, directrice générale de BE.

Le bénévolat de compétences en entreprises

Dans ce sondage, 74 % des professionnels affirment que le bénévolat de compétences est une occasion pour les entreprises de favoriser l’implication de ses employés dans la communauté. 78 % des organismes membres de BE soutiennent la même affirmation. Il est aussi convaincant de regarder la perception des organismes non membres qui révèle être en accord avec cette implication des entreprises à 64 %.

« En effet, les entreprises peuvent investir par le bénévolat de compétences en le favorisant et en l’incluant dans leur politique de responsabilité sociale. Cette fenêtre d’opportunité pour les entreprises nous confirme que l’on pourra compter sur leur force et leurs valeurs pour faire rayonner le bénévolat de compétences. Nous pourrons, avec elles, poursuivre notre mission. », affirme Mme Christine Hébert, présidente de BE.

Capital d’image et notoriété de Bénévoles d’Expertise

En à peine 6 ans, Bénévoles d’Expertise s’est bâti une notoriété forte dans les milieux des affaires et communautaires. Mandat après mandat, rencontre après rencontre, BE constate la qualité de ses services et la raison d’être de sa mission. Le sondage appuie cette réalité. En effet, la notoriété de BE s’élève à 73 % par les organismes et à 43 % par les professionnels, non membres.

« Nous sommes fiers de constater cette notoriété auprès des non-membres sondés. Nous sommes optimistes de devenir la référence du bénévolat de compétences dans la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches », atteste Mme St-Pierre.

 

Le codéveloppement : une approche d’apprentissage

codéveloppement

Bien des gens intéressés à des approches de développement et d’apprentissage moins conventionnelles se posent des questions sur le codéveloppement.

Qu’est-ce que l’approche de codéveloppement ?

Il s’agit d’un mode d’apprentissage qui mise à la fois sur une réflexion individuelle et collective grâce à une consultation structurée, facilitée, régulière et portant sur des enjeux, des problèmes, des préoccupations ou des projets réels et actuels.

Les 6 à 8 participants au groupe et provenant d’univers académiques ou professionnels, semblables ou non, y tiennent tour à tour le rôle de client pour exposer une situation et leurs besoins de soutien, alors que les autres agissent à titre de consultants pour enrichir sa réflexion, soutenir son développement personnel ou organisationnel, améliorer sa capacité d’action et en conséquence, sa pratique grâce à leurs idées, à leurs conseils, à leurs suggestions, à leurs expériences, ….

Quelles en sont les retombées principales ?

L’approche permet aux participants de prendre du recul pour réfléchir et clarifier leurs besoins face à des situations qui peuvent être complexes ou représenter des défis pour eux, explorer de nouvelles avenues, développer la confiance et la volonté nécessaires pour passer à l’action, résoudre des problèmes, accroître leur influence sur ces situations et contribuer aux changements qui s’imposent dans leur milieu et, en conséquence, à son amélioration continue. Dans le cas de gestionnaires participants, l’approche peut les aider à améliorer leur gestion des priorités, développer de nouvelles compétences, notamment en matière de leadership, mobiliser les membres de leur équipe, bâtir des partenariats plus efficaces, mettre en œuvre de nouvelles stratégies ou de nouveaux programmes et services, gérer des conflits, améliorer le milieu de travail et demeurer eux-mêmes en santé.

Quelques conditions de succès

Elles sont essentiellement constituées d’attitudes bienveillantes de la part des participants :

  • Écoute et humilité;
  • Communication authentique, confiante et collaborative;
  • Support à l’autonomie, à la responsabilité et à l’action;
  • Valorisation de l’autre et de la contribution de tous.

Comment cette approche se distingue d’autres modes d’apprentissage ?

Bien sûr, ce mode d’apprentissage n’a pas beaucoup à voir avec de quelconques formes de formation en ligne ou en salles de classe en présence d’un formateur désigné et responsable de transférer des compétences ou des savoirs.

Certains peuvent y reconnaître certains aspects que l’on retrouve dans des groupes de discussion (avec thématiques établies et animation plutôt souple), les cercles de gestion (avec un accent placé sur l’amélioration des compétences et des savoirs en gestion) ou les communautés de pratique (dans un domaine professionnel commun à l’ensemble des participants).

D’autres y voient enfin des similitudes avec l’apprentissage par l’action (avec un accent particulier placé sur la mise en œuvre rapide et concrète des apprentissages).

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est qu’on retrouve toujours lors d’une séance de codéveloppement :

  • Un participant qui accepte d’agir comme client et qui, à ce titre, dépose une préoccupation, un projet ou une démarche représentant un défi pour lui et qui est disposé à élaborer et mettre en œuvre un plan d’action reposant sur les observations, suggestions ou conseils qu’il aura reçus des participants agissant comme consultants;
  • Des participants qui acceptent d’agir comme consultants auprès du client et qui, à ce titre, sont prêts à le questionner et à l’écouter afin de mieux comprendre son défi et à mieux répondre aux besoins qu’il a formulés grâce aux connaissances et aux expériences qu’ils détiennent déjà eux-mêmes;
  • Un animateur, facilitateur ou accompagnateur qui contrôle rigoureusement la démarche et le climat, qui contribue à clarifier les sujets, qui favorise les prises de conscience et qui stimule l’expression, l’écoute, la collaboration et l’intégration des apprentissages;
  • Tous les participants acceptent de réfléchir aux apprentissages qu’ils réalisent et à les partager avec leurs collègues du groupe.

L’approche de codéveloppement peut donc répondre à des besoins très précis et assez variés et à des contextes très particuliers d’apprentissage.

Références :

Texte de M. Fernand Bélair, bénévole expert en gestion des ressources humaines.

La source des conflits : 3 axes d’analyse 

On dirait parfois que les conflits sont omniprésents autour de nous, alors que les compétences nécessaires pour composer avec ceux-ci se font de plus en plus absentes. Lorsqu’on rapporte des tensions au sein des organisations, on a d’abord tendance à pointer dans une seule direction pour en identifier la source.

À la suite d’une évaluation plus rigoureuse de ces différends, on note cependant qu’il est assez rare que la source ne provienne que d’une seule composante du système organisationnel. Les déclencheurs les plus visibles de ces différends ne représentent en effet le plus souvent que la pointe de l’iceberg. Pour les expliquer, il faut plutôt envisager une interaction soutenue entre plusieurs composantes organisationnelles, un peu comme dans la théorie des ensembles, afin d’en débusquer toutes les causes profondes et importantes mais également de manière à élaborer par la suite les solutions les plus pertinentes.

Les trois composantes organisationnelles suivantes représentent les principaux axes d’analyse des différents conflits que l’on rencontre au sein des organisations.

Les personnes

Les membres d’une organisation s’y présentent avec des bagages distincts : caractéristiques personnelles bien définies et antécédents familiaux, académiques et professionnels parfois très différents. Ces bagages se traduisent bien sûr en attitudes, propos et comportements qui appartiennent en propre à ces individus mais qui peuvent également heurter les autres dans le cadre de la contribution et de la collaboration que requièrent les activités de tout milieu de travail ou de vie.

La gestion

Bien sûr, dans un tel contexte de différences et de divergences potentielles, ces activités doivent être planifiées, organisées, orientées, dirigées, évaluées et encadrées. Il devient en effet nécessaire de définir les balises de communication entre les membres de l’organisation, de canaliser leurs énergies en vue de leur contribution maximale et de responsabiliser chacun dans la résolution éventuelle de tout différend soulevé entre eux. Ainsi en va-t-il des interactions entre les employés d’un organisme, entre ces derniers et leur direction, entre celle-ci et les membres d’un conseil d’administration. Un exercice soutenu de cohésion nécessite la présence d’un leadership puissant et inspirant.

L’organisation

Tous les systèmes présents au sein d’une organisation peuvent également contribuer à la création mais aussi à la résolution des différends qui s’y développent : les politiques, les orientations, les lignes directrices et les règles établies; le partage des rôles et des responsabilités, notamment en ce qui a trait à une gouvernance efficace; et enfin, les processus et les procédures, autant d’éléments qui disposent les personnes impliquées à des distractions et à des oppositions, autant d’éléments qui requièrent la présence et la vigilance de la gestion pour réaliser et maintenir les consensus souhaitables et souhaités.

Bref, avant de poser un diagnostic trop exclusif sur les causes des différends soulevés au sein d’une organisation, il convient d’observer les différentes dimensions du système afin d’identifier toutes celles qui nécessitent vraiment une résolution plus spécifique grâce, par exemple, à la sensibilisation et à la formation des individus ou à l’encadrement des comportements; grâce à un processus d’information et de consultation rigoureux ou au développement de compétences en leadership habilitant; grâce à des exercices de planification stratégique et grâce à la clarification ou aux modifications à apporter à des orientations, à des rôles et responsabilités ou encore à des règlements ou à des processus.

S’il y a des tensions au sein de votre organisation, Bénévoles d’Expertise propose une approche structurée en compagnie d’un bénévole expert afin de bien analyser la situation, prendre du recul, relativiser la problématique et obtenir une vision externe et neutre.

Texte de M. Fernand Bélair, bénévole expert en gestion des ressources humaines.

 

Portrait de Fernand Bélair

L’humain au cœur de ses interventions

En gestion des ressources humaines, M. Fernand Bélair a développé son expertise en médiation et en résolution de conflits. Il a toutes les qualités nécessaires pour entreprendre et réaliser ses mandats à Bénévoles d’Expertise. Son écoute, son ouverture, sa considération pour les opinions d’autrui et l’importance qu’il accorde aux relations humaines saines marquent et mettent en confiance les gestionnaires d’OBNL avec qui il collabore.

Dans chacune de ses interventions, M. Bélair a un impact. Il sait susciter la prise de conscience en sensibilisant et en responsabilisant face aux situations délicates vécues. Ses observations et ses recommandations sont pertinentes et contiennent de nombreuses pistes vers des actions concrètes.

Son engagement à Bénévoles d’Expertise est motivé par une volonté individuelle et collective. En utilisant ses habiletés professionnelles au profit des dirigeants d’organismes œuvrant dans des domaines variés et dont le contexte organisationnel est bien différent, il a l’occasion de rencontrer des gens passionnés et peut faire une différence dans le bien-être au travail de ces personnes, participer à l’amélioration et à la clarification des modes de fonctionnement internes et ainsi permettre à l’ensemble de l’organisme de mieux fonctionner. Pour lui, BE est un lieu de formation continue personnelle et professionnelle.

En côtoyant M. Bélair, il est impossible de rester de glace. M. Bélair touche ! Comme une force tranquille, il sait écouter et questionner pour faire avancer la réflexion et amener la prise de conscience quant aux causes réelles du problème.

M. Bélair est dévoué et loyal. Volontaire et de bonne humeur, il accompagne oui les organismes, mais aussi l’équipe de BE, ce qui permet à l’organisme de mieux se développer, de se déployer sur son territoire et de s’y enraciner. Il a, entre autres, participé à l’optimisation du processus de jumelage afin réduire les étapes et d’offrir un meilleur service à la clientèle. De plus, il siège au sein de différents comités de travail ponctuels de BE, illustrant bien son estime envers la mission de BE et son important niveau d’engagement.

À l’occasion, M. Bélair est bénévole témoignant lors de la formation des nouveaux bénévoles experts. Il y partage ses expériences et offre des conseils aux nouveaux bénévoles afin qu’ils puissent entreprendre des mandats avec confiance.

Au fil de ses mandats, il a constaté les sentiments d’isolement et de solitude des gestionnaires et leur besoin d’échanger entre eux. Il a donc proposé de mettre sur pied un atelier de codéveloppement qui leur est destiné. Agissant comme facilitateur dans ces ateliers, il permet maintenant l’échange entre 7 directions d’organisme.

M. Bélair partage son expertise chez Bénévoles d’Expertise depuis 2014. Il a réalisé plus de 20 mandats auprès de 15 organismes. Il a investi plus de 300 heures bénévoles en transfert de compétences. En plus de son implication à BE, il offre son temps et son écoute au sein de l’organisation Hommes Québec et siège au Comité d’analyse et de relations avec les organismes de Centraide Québec-Chaudière-Appalaches.

Merci M. Bélair de partager vos qualités et compétences afin de contribuer au développement d’une force collective !

Gestion financière : rôles et responsabilités des intervenants

gestion financière
La gestion financière d’un organisme à but non lucratif consiste à gérer ses fonds de façon à s’assurer qu’ils sont dépensés conformément aux objectifs du conseil d’administration et à rendre des comptes à cet égard. Il s’agit notamment :

  • de gérer de manière générale les ressources de l’organisme, et de façon spécifique de gérer les risques financiers;
  • d’approuver le budget;
  • de poser les questions nécessaires.

Au sein du conseil d’administration, les administrateurs :

  • partagent à parts égales la responsabilité d’exécuter le mandat de l’organisme;
  • partagent la responsabilité de la gestion prudente des finances de l’organisme;
  • doivent comprendre l’information financière présentée;
  • doivent poser des questions s’ils ne comprennent pas quelque chose;
  • peuvent demander des éclaircissements;
  • peuvent être tenus responsables s’ils ne s’acquittent pas de leurs responsabilités individuelles.

Note : Les membres du conseil peuvent être tenus personnellement responsables des retenues à la source non remises à l’Agence du revenu du Canada. Les membres du conseil peuvent aussi être tenus responsables de la remise de l’impôt sur le revenu, de la TPS et des cotisations retenues au titre du RPC et de l’AE. Les procédures diffèrent selon qu’il s’agisse d’organismes de bienfaisance ou d’organismes à but non lucratif. (canada.ca/fr/agence-revenu.html).

Il est donc nécessaire de déléguer des rôles et des responsabilités à des intervenants à l’interne ou à l’externe pour ainsi s’assurer qu’elles soient réalisées selon les normes légales. Ces titres et cette répartition des tâches peuvent, par ailleurs, varier d’une organisation à l’autre. Voici une façon de déléguer les responsabilités pour exécuter sa gestion financière.

Trésorier

Le trésorier doit assurer la gestion des finances de l’organisme et présenter des rapports au conseil d’administration directement ou par l’entremise du comité des finances.
Les responsabilités suivantes peuvent s’ajouter aux responsabilités que le trésorier assume à titre d’administrateur :

  • gérer tous les comptes bancaires;
  • surveiller toutes les opérations financières et signer les chèques avec le président ou le directeur général;
  • contrôler le budget de l’organisme;
  • présenter des rapports sur les finances au conseil d’administration et à l’ensemble des membres;
  • préparer tout formulaire financier requis;
  • voir à ce que les rapports financiers exigés légalement et statutaires soient produits;
  • rédiger les demandes de subventions et gérer les collectes de fonds.

Note : Certains organismes délèguent ces fonctions aux directeurs (coordonnateurs) administratifs.

Comité des finances

Le conseil peut choisir de mettre sur pied un comité des finances pour appuyer le mandat du trésorier et des membres du CA. Il peut inclure dans le mandat du comité certaines responsabilités liées à la vérification.

Le comité pourrait comprendre le trésorier, un membre du conseil d’administration, le DG et le comptable qui se rencontreraient tout au long de l’année.

Il peut notamment être chargé d’examiner les registres et les rapports établis par le trésorier.  Le comité examine le budget avant sa présentation au conseil, surveille son exécution et examine les états financiers préparés par les vérificateurs externes.

À la suite de la vérification, le comité recommande au conseil d’approuver ses constatations quant au budget et aux divers rapports de vérification. Les travaux du comité permettent non seulement de protéger l’organisme, mais aussi de rassurer les membres et les donateurs quant à la gestion judicieuse des finances de l’organisme.

Directeur administratif

Il incombe au conseil d’administration de définir le rôle, les responsabilités et les pouvoirs du directeur ou coordonnateur administratif. Celui-ci veille à ce que les politiques financières établies par le conseil d’administration soient suivies. Il est également chargé des opérations financières de l’organisme au jour le jour. Le cas échéant, l’évaluation du directeur devient l’une des responsabilités financières principales du conseil.

Comptable

Le comptable effectue la tenue de livres de l’organisme et réalise certains travaux administratifs associés à la gestion financière. Plus précisément, il :

  1. Prépare les documents de déclaration annuelle à transmettre aux instances gouvernementales (ex.: Registraire des entreprises);
  2. Tient à jour la charte de comptes et ajuste les paramètres du système comptable en fonction des directives, politiques de gestion et règles de fonctionnement internes;
  3. Effectue la tenue de livres et produit les rapports comptables, budgétaires et financiers selon le format et la fréquence établie (incluant les listes de gestion, par exemple la liste des comptes à recevoir, la liste des paiements à effectuer, etc.);
  4. Réalise les travaux préparatoires à la production des états financiers vérifiés;
  5. Effectue le classement des registres comptables, la sauvegarde et l’archivage des données comptables;
  6. Forme le gestionnaire dans l’utilisation du système comptable afin de lui permettre, au besoin, de consulter les données comptables et produire les listes et rapports;
  7. Suit les directives en matière de contrôle et de vérification;
  8. Prépare et réalise la saisie des paramètres et des données budgétaires dans le système et apporte les ajustements requis;
  9. Participe à la production du rapport annuel de gestion;
  10. Participe à la production des rapports financiers et des documents exigés par les partenaires;
  11. Prépare la paie des employés et produit les documents requis pour effectuer les remises gouvernementales (retenues à la source);
  12. Calcule et fait le suivi des taxes à payer et des crédits/retours de taxes;
  13. Enregistre les transactions reliées à la petite caisse;
  14. Effectue des analyses de compte et fournit des conseils comptables, budgétaires et financiers;
  15. Assiste, sur demande, le directeur administratif dans la réalisation de diverses tâches administratives.

À la suite de la prise en charge de ces rôles et responsabilités par les différents intervenants internes et externes, des analyses et des actions en finance, comptabilité et fiscalité peuvent être entreprises afin d’assurer la bonne santé financière de l’organisme.

Que ce soit de se doter de ratios financiers et sociaux, d’évaluer les outils comptables, de réviser la charte comptable, d’analyser les coûts de revient et des indicateurs de performance ou autre mandat, Bénévoles d’Expertise saura écouter le besoin et assigner un bénévole expert.

Texte de M. Denis Lafrance, bénévole expert en finance.

5 ans de fidélité et d’engagement reconnus

Lors de son Assemblée générale annuelle dressant le bilan des activités de sa 5e année de fondation, Bénévoles d’Expertise a profité de l’occasion pour instaurer une nouvelle reconnaissance et de souligner les 5 ans d’engagement et de fidélité de bénévoles experts et d’organismes à vocation sociale.

Bénévoles experts reconnus :

Régis Malenfant 

Étant le tout premier bénévole expert à s’engager par le bénévolat de compétences, M. Malenfant partage son expertise en ressources humaines et en gouvernance. Il a réalisé plus de 40 mandats représentant au-delà de 1 000 h.

Gérald Lavoie 

La contribution de M. Lavoie fut multiple, mais son travail accompli sur la base de données permet d’offrir un service personnalisé et, au-delà de l’aspect humain de l’accompagnement, de comptabiliser des statistiques identifiant clairement les résultats et le succès obtenus.

Dominique Carrier 

Jeune femme impliquée et mobilisée, Dominique, chargée de projets Marketing chez iA Groupe financier brille par ses interventions justes et pertinentes. Elle est disponible et s’adapte très bien dans un mandat dont les perspectives changent en cours de route. Elle est à l’écoute, efficace et consciencieuse. Elle a réalisé 5 mandats en communication cumulant plus de 70 h de transfert de connaissances.

François Giroux 

Président sortant, M. Giroux est impliqué dans Bénévoles d’Expertise depuis ses premiers balbutiements en 2012. En joignant le comité de réflexion, il a rapidement adhéré à cette volonté de créer une organisation qui apporterait un soutien gratuit visant à améliorer la gouvernance et la gestion des OBNL. Étant vice-président et conseiller en ressources humaines agréé (CRHA) à la retraite, il a pris en charge se volet afin de déterminer l’approche à privilégier pour créer le jumelage entre les bénévoles et les organismes. Il fut nommé président en 2013-2014.

Gervais P. Grenier 

Trésorier sortant, M. Grenier, directeur au développement des affaires chez Mallette, a siégé au Conseil d’administration pendant 6 ans (3 mandats). Il a assuré la mise en place de la charte comptable, veillé à la justesse des états financiers et favorisé la diversification du financement. Il fut de tous les événements de réseautage, a fait découvrir BE à plusieurs gens d’affaires des deux régions et participé activement au comité de financement.

Fernand Bélair 

Conseiller en ressources humaines agréé (CRHA) à la retraite, M. Bélair lève la main à tous projets. Il n’hésite pas à partager son expérience de bénévoles experts et de diriger des organismes lors d’ateliers de réflexion et de codéveloppement. M. Bélair est à la fois ancré, rigoureux, réfléchi, ouvert, humaniste, à l’écoute et plein de compassion. Il a jusqu’alors réalisé 18 mandats (plus de 250 h) avec 15 organismes.

Johanne Beauvilliers 

Directrice générale de la Fondation Dufresne-Gauthier, Mme Beauvilliers a siégé aux Comités de réflexion, d’implantation et de fondation de BE. Elle fut administratrice sur le Conseil d’administration de 2012 à 2016. Elle poursuit son engagement au sein de BE en siégeant à des comités en lien avec les ressources humaines et la gouvernance.

Michel Paré

Comptable professionnel agréé et associé responsable pour le département des syndics et gestionnaires chez Mallette, M. Paré offre son expertise et ses conseils auprès des organismes en développement des affaires, en financement et en événementiel. Il sait adresser aux dirigeants des organismes accompagnés, les défis et les enjeux qui contribuent à l’avancement de leur réflexion, au développement de leur assurance nécessaire à la réalisation de leurs actions et à la valorisation de leur mission. Il compte maintenant 11 mandats réalisés (75 h).

Patrick Ferrero 

Ingénieur retraité, M. Fererro possède une importante expérience en gestion (projets, planification financière, ressources humaines) et en planification stratégique. Il a accompagné 7 organismes au cours de 8 mandats (78 h). Il s’implique beaucoup auprès de Bénévoles d’Expertise dans le projet de « L’ABC d’une stratégie de financement viable » en développement le projet, améliorant les outils de référence et surtout, en accompagnant, sur une période de 3 mois, un organisme lors de sa réflexion globale (3 cohortes soutenues).

Jean-François Boulet 

Jean-François Boulet, vice-président principal – Expérience clients et employés chez iA Groupe financier, fut le premier président du Conseil d’administration de BE en 2012-2013. Depuis, il agit comme conseiller principal auprès des gestionnaires de BE et est un partenaire actif et investi dans le développement de BE.

Organismes reconnus :

Laura Lémerveil

Laura L’émerveil fut le tout premier organisme à faire confiance à Bénévoles d’Expertise en demandant un accompagnement en ressources humaines. M. Malenfant fut attitré à ce mandat lors duquel il a su répondre à leur désir de travailler en équipe tout au long du processus afin d’arriver à un résultat d’équipe.  Laura L’émerveil a réitéré sa confiance envers BE et ses bénévoles experts en réalisant 11 mandats. Près de 375 heures leur ont été offertes en transfert de connaissances au fil des ans (valeur estimée à 56 250 $ d’honoraires professionnels).

Centre d’action bénévole de Bellechasse – Lévis – Lotbinière

Complétant l’offre bénévole des Centres d’action bénévole du territoire en proposant le bénévolat de compétences, BE tient à favoriser la saine gestion de ces organisations essentielles à l’action bénévole. Le CAB de Bellechasse – Lévis -Lotbinière est un de ceux qui s’associent à BE et bénéficie de ses services depuis 5 ans. Six mandats y ont été réalisés.

Centre d’action bénévole du Contrefort

BE et le CAB du Contrefort cohabitent dans le même quartier, mais aussi dans les mêmes services aux bénévoles. L’action bénévole est au cœur de leur mission respective. Très collaborateurs, ils font rayonner ces gestes généreux de leur communauté. Des bénévoles experts ont agi au sein du CAB à 12 reprises.